Bien comprendre la représentation des intervalles en
code de couleur relatif
Les ebooks et fiches pratiques de
Guitare-et-couleurs.com sont là pour vous apporter un concentré
d'information.
Du fait de cette concentration, il peut y avoir une phase
d'apprentissage des différentes représentations graphiques qui y
figurent pour en tirer le meilleur profit.
En voici une que vous pouvez trouver dans les ebooks : «Les grands principes de
Guitare-et-couleurs», «La
composition en couleur», et dans les fiches pratiques : «Harmonisation des principales
gammes».
Pourquoi
code de couleur «relatif»? Réponse : parce que ce code
définit une structure totalement indépendante du nom des notes. Par
exemple, un accord majeur du type fondamentale (de couleur noire) -
tierce majeure (de couleur bordeaux) - quinte juste (de couleur
orange), aura toujours la même structure quelle que soit la note de
départ : Do, Ré, etc. Même chose avec le mode majeur : qu'on le joue
avec la note Do pour tonique (gamme de Do majeur) ou avec la note Ré,
il aura toujours la même structure, c'est-à -dire que les intervalles
entre les notes seront les mêmes : ton - ton - 1/2 ton - ton - ton -
ton - 1/2 ton.
Le tableau ci-dessus nous montre une représentation
colorée des différents intervalles, à partir de la tonique.
En général, on parle de «fondamentale» (ou note fondamentale) pour un
accord et de «tonique» pour une gamme, mais si vous parlez de tonique
pour un accord, tout le monde comprendra! C'est pourquoi, parce qu'il
fallait bien en choisir une, c'est la lettre T qui représente à la fois
les termes «Fondamentale» et «Tonique» dans le tableau.
Sur la première ligne, vous avez
la valeur des intervalles. Vous remarquez que chaque
barrette correspond à 1/2 ton de «distance» (il vaudrait mieux dire
«hauteur»!) par rapport à la tonique. Il faut 12 intervalles pour
retrouver la tonique (de couleur noire dans le code dit «relatif»), une
octave plus haut.
Sur la deuxième ligne,
le cercle coloré correspond au code graphique avec lequel cet
intervalle sera représenté sur les schémas d'accords ou de gammes.
Sur la troisième ligne,
vous avez le nom de cet intervalle, représenté par un chiffre
éventuellement complété d'une lettre. Par exemple, 3m signifie «tierce
mineure». C'est sur cette ligne que vous «recruterez» les intervalles
nécessaires à la construction des accords de base à 3 ou 4 sons.
Sur la quatrième ligne,
vous avez le nom des intervalles «redoublés», qui sont utilisés pour
les «enrichissements» des accords de base. Ce sont en fait les mêmes
notes, mais une octave au-dessus.
Vous trouverez plus de
données sur les intervalles dans l'ebook «La composition en couleur».
Voyons
maintenant à quoi ça peut servir!
Vous avez donc sous
les yeux la représentation en couleur de tous les intervalles
envisageables. En combinant ces différents intervalles, vous obtiendrez
tous les accords possibles.
Ce n’est rien d’autre
qu’un jeu de construction dont les briques sont les notes!
Le schéma ci-dessous,
extrait des fiches pratiques
«Harmonisation des principales gammes» donne des exemples
de la foule d'accords basés sur la tonique de la gamme majeure que l'on
peut «fabriquer» en combinant les différents intervalles.
Exemples :
- T (tonique)
+ 3 (tierce majeure) + 5 (quinte juste) donneront un accord majeur,
- T + 3m + 5
+ 7 donneront un accord m7, etc.
Avantages?
La liberté! En effet, quand vous savez comment les choses
se construisent, vous pouvez apprendre et comprendre en même temps ;
et, surtout, vous pouvez sortir des sentiers battus en «inventant» des
accords, des séquences de jeu, plus originaux que les standards
habituels.
Dans «La
composition en couleur», j'explique également comment ces
tableaux permettent de comprendre la construction des tableaux
d'harmonisation de la gamme majeure (dits aussi tableaux modaux).
A titre
d'exercice, je vous propose de retrouver différentes
façons de jouer (= positions) les accords montrés en exemple dans le
tableau ci-dessus. Comment allez-vous faire? Vous allez utiliser la
matrice de Do majeur que je reproduis ci-dessous (évidemment, toutes
les images reproduites ici sont réduites et allégées pour internet et
n'ont pas la même qualité que celles que vous retrouverez dans les
ebooks). Une fois la position retrouvée, vous n'avez plus qu'à la jouer
sur votre guitare pour découvrir la couleur sonore de l'accord
concerné.
Pourquoi le terme «matrice»? Voici la définition qu'en
donne l'encyclopédie Wikipédia : «En général, une matrice
désigne un élément qui fournit un appui ou une structure, et qui sert Ã
entourer, à reproduire ou à construire. Elle vient du mot latin matrix
(matricis), lui-même dérivé de mater,
qui signifie «mère». J'ai pensé que ce terme était parfaitement adapté
pour décrire le caractère universel de ces schémas, à partir desquels
on peut retrouver 100% des gammes et accords possibles sur un manche de
guitare à 22 cases.
Voici donc cette matrice de Do, qui représente tous les
intervalles et donc 100% des accords et gammes possibles sur un manche
de guitare à 22 cases. Matrice do, cela veut dire «avec la note Do
comme Tonique» ; sur ce schéma, ce sont donc tous les Do qui sont en
noir (dans la matrice de La, par exemple, ce sont tous les La qui sont
en noir, etc.) :
Vous remarquez que certaines notes sont représentées
avec deux couleurs : c'est pour prendre en compte les différentes
dénominations possibles de la même note. Par exemple, 1/2 ton après la
quinte (orange) se trouve la quinte diminuée (orange avec un signe
"-"). Mais elle est aussi 1/2 ton plus haute que la quarte : c'est donc
aussi une quarte augmentée (bleue avec un signe "+"). Elle est aussi
une onzième augmentée, si on l'inclut dans un accord en tant
qu'embellissement (toujours bleue avec un signe "+" puisque c'est la
même note mais une octave au-dessus).
Mais revenons à l'exercice que je vous propose...
Je vous montre sur un exemple pris parmi la liste
d'accords du tableau ci-dessus : CM7sus2
(qui peut s'écrire aussi CMaj7sus2),
dont les notes sont indiquées entre parenthèses : T (en noir), 2 (en vert), 5 (en
orange) et 7M (en jaune avec un signe +).
N.B. :
Vous trouverez plus d'explications sur la dénomination des accords dans
l'ebook «Les accords en
couleur».
Il ne
vous reste plus qu'Ã chercher ces notes sur la matrice.
Tout ce qui n'est pas noir, vert, orange et jaune avec un signe +, vous
laissez tomber! Ensuite, faites la différence entre les positions
faciles ou difficiles, avec ou sans barré, agréables ou moins agréables
à l'oreille, etc.
N'oubliez-pas les cordes à vide (dans l'exemple de CMaj7sus2, la
matrice vous indique que vous pouvez jouer la seconde (en vert) avec la
corde de Ré à vide, la quinte (orange) avec la corde de Sol à vide et
la septième majeure (jaune avec un signe +) avec la code de Si à vide.
Du coup, vous pourrez aussi essayer des accords ouverts (voir
définition et construction dans «Les
accords en couleur»).
Voici un exemple, dans lequel la quinte va se retrouver
en trois exemplaires :
Vous n'êtes donc pas obligés de la jouer trois fois ;
vous pouvez par exemple omettre la corde de Mi grave ou bien ne pas
jouer la corde de Sol à vide mais sur la case 3, ce qui augmentera la
«présence» de la septième majeure.
Vous pourrez faire la même chose à partir des
représentations des gammes, dans les fiches «Les principales gammes dans les
12 tonalités». En voici une illustration extraite de
l'ebooks «La gamme
majeure en couleur», pour l'accord FM7 :
Je vous conseille d'imprimer plusieurs exemplaires des
matrices, par exemple :
- un pour emporter
- un pour afficher au
mur
- et un pour
"crayonner" dessus : vous pourrez par exemple entourer les différentes
possibilités avec différentes couleurs, les tester à la guitare et
noter au final les diagrammes d'accord qui vous intéressent.
Vous pourrez ainsi retrouver non seulement des accords
sous leur forme fréquemment jouée mais aussi tous ceux que l'on ne
retrouve pas souvent (ou jamais!) dans les dictionnaires d'accord. Sans
les couleurs, ce serait très difficile de vous y repérer et votre
créativité aurait du mal à se déployer sans migraine!
«Oui, bon, d'accord... C'est bien gentil, mais j'en fais
quoi, moi, de ces accords?» Si cette pensée vous vient à l'esprit, vous
êtes peut-être prêts à débuter dans la composition! Lisez «La composition en couleur»
et lancez-vous!!!!
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